Les techniques
Les techniques utilisées
Les types de filtres actuellement présents
sur le marché sont :
Le
filtre à sable
Principe
de fonctionnement :
une cuve est remplie de sable aux trois quarts. L’eau est
projetée sur le dessus du filtre à travers un
disperseur comparable à une douche. Elle est
récupérée au fond du filtre par une
crépine en forme d’étoile,
branchée sur une cheminée qui permet à
l’eau de remonter par le centre du filtre. La filtration
a lieu lors de la traversée du sable du haut vers le bas.
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La tête de filtre se situe
parfois sur le côté du filtre. On parle alors de
filtre à « tête
latérale ».
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Le sable utilisé doit pouvoir
résister à la présence du chlore ainsi
qu’aux différents
pH
pouvant exister dans une piscine. On utilise du sable de silice qui est
un matériau peu onéreux et quasiment
inaltérable.
Mode
de vidange :
la tête de filtre est pourvue d’une
poignée qui permet de changer le circuit de l’eau
à travers le filtre. Une simple manipulation de cette
poignée permet ainsi d’envoyer à
l’égout les débris qui se sont
accumulés lors de la filtration. Cette simplicité
de manipulation est le principal avantage du filtre à sable.
Une petite quantité de sable est perdue à
l’occasion de chaque vidange. Un ré-apport est
nécessaire au bout de 5 à 8 ans.
Qualité
de
filtration : elle varie en fonction de la
granulométrie (taille des grains) du sable
utilisé. La qualité de filtration ne descend
généralement pas au dessous de 50 microns, ce qui
est l’inconvénient majeur des filtres à
sable. Ces performances peuvent toutefois être
considérablement améliorées par
l’utilisation d’«
additifs
de filtration » (voir plus loin).
Capacité :
selon les besoins, le diamètre du filtre installé
peut aller de 35 cm à 2m et sa hauteur de 40cm à
2,5m. Ce principe est donc applicable à des piscines de
toutes tailles. Pour les piscines municipales, il est
fréquent de voir 2 ou 3 filtres montés en
parallèle afin de gérer le très gros
débit de leurs installations.
Prix :
ce
système est moyennement économique à
l’achat et n’implique qu’une faible
dépense d’entretien tous les 5 ans.
Le filtre
à diatomée
Principe
de
fonctionnement : le principe est exactement le
même que celui du filtre à sable et
l’équipement est absolument identique. Le principe
consiste à remplacer purement et simplement le sable par de
la diatomée dans une cuve standard de filtre à
sable. La diatomée est une substance naturelle qui a pour
propriété d’assurer une filtration 4
à 8 fois plus fine que celle du sable.
Mode
de vidange :
si le mode de vidange est identique à celui du filtre
à sable, l’effet est différent. En
raison de la grande finesse de ce matériau, une partie
importante de la diatomée est en effet perdue au moment du
lavage du filtre. L’utilisateur doit donc procéder
à des ré-apports réguliers pour
compenser cette perte. La diatomée de remplacement est
simplement versée dans le skimmer de la piscine (bouche
d’aspiration) pendant le fonctionnement du
système. Elle vient alors naturellement se
déposer sur le dessus du filtre.
Qualité
de filtration :
c’est incontestablement le système qui propose la
meilleure qualité de filtration avec une finesse de 4
à 8 microns.
Capacité :
la finesse de filtration de la diatomée
s’accompagne d’une perte de charge plus importante
qu’avec le sable. Il est donc important d’avoir un
filtre 1,2 à 1,4 fois plus important que la taille
d’un filtre à sable équivalent.
Prix :
bien
que la diatomée ne soit pas une substance
particulièrement onéreuse, le besoin constant de
renouvellement en fait un système cher à
l’entretien.
Le filtre à zéolite
Principe
de
fonctionnement : tout comme la
diatomée, la zéolite est un matériau
de substitution pouvant être utilisé dans les
filtres à sable en lieu et place du sable. La
zéolite est une pierre volcanique microporeuse qui
résiste parfaitement au milieu agressif que
représente l’eau de piscine.
Mode
de vidange :
identique à celui du filtre à sable
Qualité
de filtration :
bien que les notices des fournisseurs soient un peu plus optimistes,
nos tests nous amènent à estimer la
qualité de filtration à environ 20 microns.
Capacité :
un filtre rempli de zéolite provoque moins de
pertes
de charge qu’un filtre rempli de sable. On peut
donc considérer que sa capacité est
supérieure de 20% à celle d’un filtre
à sable.
Prix :
à l’achat, la zéolite est deux fois
plus chère que le sable. On peut toutefois diminuer
légèrement le volume de remplissage du filtre, ce
qui compense partiellement cet inconvénient. Un remplissage
mixte sable/zéolite est également envisageable
afin d’améliorer légèrement
la qualité de la filtration pour un investissement
très faible.
Le filtre
à cartouche
Principe
de
fonctionnement : une surface de papier est
pliée en accordéon et refermée sur
elle-même. Le but de ce montage est de loger la plus grande
surface possible dans un volume minimum. On force le passage de
l’eau à travers ce papier. Le papier
utilisé s’apparente à celui des filtres
à café.
Mode
de vidange :
l’utilisateur doit dévisser la tête du
filtre, extraire la cartouche et la nettoyer au jet d’eau.
Cette opération contraignante est le principal
défaut de ce système de filtration. On peut le
compenser partiellement en surdimensionnant la taille du filtre de
façon à diminuer la fréquence des
nettoyages.
Qualité
de filtration :
la finesse de ce système est de l’ordre de 15
microns, ce qui est très satisfaisant.
Capacité :
les tailles disponibles de ce type de filtre limitent son utilisation
à des piscines de 150 m3.
Prix :
le
prix d’achat est nettement inférieur à
celui d’un filtre à sable. La durée de
vie de la cartouche étant de 1 à 2 ans, ce
système n’est toutefois pas beaucoup plus
économique sur le long terme.
Le filtre
à chaussette
Principe
de
fonctionnement : une poche de feutre
synthétique est disposée dans une sorte de
skimmer géant. Le matériau constituant cette
poche a une épaisseur d’environ 4 mm et
présente une élasticité importante. Ce
système qui s’était beaucoup
développé dans les années 90
n’est aujourd’hui plus guère
présent que sur les blocs de filtration de marque Desjoyaux.
Mode
de vidange :
l’utilisateur doit extraire la chaussette de son logement et
la nettoyer au jet d’eau. Certains utilisateurs la passent
périodiquement dans la machine à laver
après avoir démonté ses bagues de
fixation. Ces opérations contraignantes
représentent le principal défaut de ce
système de filtration. Qualité de
filtration : la finesse de ce système est de
l’ordre de 15 à 40 microns (il existe plusieurs
variétés de chaussettes), ce qui est
très acceptable.
Capacité :
les tailles disponibles de ce type de filtre limitent son utilisation
à des piscines de 150 m3. Il faut cependant noter que ce
système génère une perte de charge
particulièrement faible et qu’il peut supporter
des variations de débits considérables.
Prix :
la
politique de prix de ses fournisseurs rend ce système
onéreux à l’achat (malgré sa
simplicité) et onéreux à
l’entretien en raison du renouvellement assez
fréquent des poches.